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2020, la mort du e-commerce ?

Dès 2011, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) qui regroupe 590 entreprises et 800 sites internet annonçait dans une étude prospective la fin du e-commerce vers 2020. Autrement dit, le commerce purement électronique, d’un côté, et le commerce purement physique, de l’autre, vont fusionner.

Du e-commerce au commerce connecté

Catherine Barba, présidente de CB Group, a publié en 2011 pour la Fevad une étude intitulée « 2020, la fin du e-commerce… ou l’avènement du commerce connecté ? ». L’auteure (qui a aussi réalisé « Le Magasin n’est pas mort ! ») y explique que plutôt que de concurrencer le commerce physique, le e-commerce l’intègre et le complète. Ainsi, tout commerçant, même virtuel, se doit d’offrir une nouvelle expérience à son client In Real Life (dans la vraie vie).

Désormais, le consommateur utilise plusieurs canaux pour entrer en contact avec une enseigne. Il choisi de prendre les bons côtés du e-commerce (la facilité de recherche, le gain de temps, la commande à toutes heures, les avis clients, … )et de la boutique physique (la dimension humaine du contact avec un vendeur, la possibilité de voir un produit en détail voire de le toucher, la propriété instantanée, la scénarisation de l’espace de vente, …). Ainsi boutiques physiques et virtuelles sont connectées entre elles marquant l’avènement du commerce connecté.

La croissance du commerce en ligne en 2014

Dans son bilan annuel du e-commerce en France, la Fevad précise que les Français ont dépensé 57 milliards d’euros sur internet en 2014. Selon ses prévisions, les ventes en ligne devraient croître de 10% en 2015. Ces estimations tablent sur une progression du nombre de sites marchands ainsi que du nombre de e-consommateurs qui devraient permettre au commerce en ligne français de franchir la barre des 60 milliards d’euros.

Carole Delga, Secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire, a déclaré sur ce sujet : « Je souhaite que le commerce traditionnel, qui est confronté aux modifications socio-économiques et aux mutations technologiques, accède plus facilement au e-commerce. Le taux de « digitalisation » est plus faible et plus disparate au sein du commerce indépendant, mais nous voyons aussi que ce développement est une opportunité en termes de notoriété et d’augmentation de l’activité commerciale. C’est une opportunité pour transformer le magasin et s’adapter à ces changements, particulièrement peut-être en milieu rural. La valeur ajoutée des commerçants traditionnels réside dans leur implantation physique et dans la relation nouée avec le client au sein du magasin ».

Le cross-canal et l’omni-canal, intégrant expérience en magasin et nouvelles technologies, se généralisent pour toujours mieux satisfaire la clientèle. Une nouvelle mutation qui va (encore) bouleverser nos commerces !

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver le communiqué de presse du bilan 2014 du e-commerce de la Fevad ici et l’étude « 2020, la fin du e-commerce… ou l’avènement du commerce connecté ? » de la Fevad ici.

photo @ Garfield Anderssen

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2 réflexions au sujet de « 2020, la mort du e-commerce ? »

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