Urbanisme & déplacement

Le centre-ville, un quartier pas comme les autres

Qu’on le nomme cœur de ville, hypercentre ou centre-ville, il est le carrefour d’attractivité de la ville et de sa périphérie. Cœur de la vie urbaine, le centre-ville fédère le territoire sur lequel il rayonne. De nos jours, la centralité de nos villes apparaît bien souvent malmenée, dépréciée et affaiblie.

Centre-ville, carrefour de mobilité urbaine et périurbaine

Lieu de convergence, le centre-ville possède le potentiel pour être le haut lieu de la vie sociale en permettant la rencontre et l’échange, dont le point d’orgue est souvent le marché hebdomadaire. À la fois nœud des échanges et des déplacements, l’hypercentre polarise les activités économiques, administratives, sociales, … C’est ce que décrit La théorie des lieux centraux de W. Christaller (voir l’article « Renforcer la centralité urbaine pour un commerce attractif »).

Le centre-ville, pôle d’attractivité

Contrairement aux bourgs et pôles de quartier qui répondent principalement aux besoins de la vie quotidienne des populations résidentes, le centre-ville participe au rayonnement de l’agglomération sur sa zone de chalandise. Il associe, sur un espace restreint, un ensemble de fonctions (pôle de soin et de santé, fonction administratives, commerciales, patrimoniales, architecturales, culturelles, touristiques, événementielles, …) et rassemble donc des équipements structurants. L’attractivité régionale de la centralité s’appuie évidemment sur une offre commerciale diversifiée dont les points forts sont le plus généralement l’équipement de la personne, le bien-être et la culture-loisirs.

Centre ancien et centre-ville

Avec la modification des modes de vie et de consommation, associée au développement de l’automobile et aux choix urbanistiques de nos élus, le centre-ville bouge, translate, se déplace. Le vieux quartier de la cité peut ne plus être en centre-ville. Ainsi, poussé par une véritable explosion démographique, St-Priest (Rhône), par exemple, a connu, dès la fin des années 1980, un déplacement du cœur de ville historique, au pôle Ottina, près de la nouvelle mairie. Mais les raisons de ce type de mutation, subie ou volontaire, peuvent être très variées :

  • développement de nouvelles zones d’habitat dense, comme à Tours (Indre-et-Loire) au XIXe siècle ;
  • création d’un zone commerciale, comme à Magnac-Laval (Haute-Vienne) ;
  • création d’un nouveau centre d’affaires au nord-ouest de Montréal (Québec) associé au développement de nouveaux moyens de communication performants au début du XXe siècle, par exemple ;
  • suite à la destruction de la ville, telle que Lorient (Morbihan) en 1943 ;

Étalement urbain et centre-ville

Les villes s’étirent, voire s’émiettent. L’automobile a profondément modifié l’espace et les temps de déplacement. L’habitat, le lieu travail, les équipements culturels et sportifs, les services et les commerces quittent les hypercentres et peu à peu se dissocient et territorialisent. De cette façon, le centre-ville devient le point le plus éloigné des nouvelles populations. Ainsi, l’enjeu devient de faire revenir les gens en centre-ville, d’en faire un lieu de destination dans un contexte d’optimisation du temps et de l’argent.

Vitrine de la ville, le centre-ville est un vecteur d’image et d’identité pour un vaste territoire. Sa redynamisation constitue alors un véritable enjeu fédérateur.

photo © Emmanuel Milou

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