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Faut-il craindre le showrooming ?

Dans de nombreux articles sur la toile, on lit que le showrooming va tuer les commerces physiques. Mais qu’en est-il précisément ? Le showrooming est-il le nouveau fléau des commerçants ?

Qu’est-ce que le showrooming ?

Ce terme désigne la pratique consistant à se renseigner et comparer les produits en magasin physique pour ensuite évaluer les offres et acheter sur internet. Avec l’avènement de l’internet mobile et du e-commerce, le showrooming prend son essor. Cet usage suppose bien sûr que le consommateur hyperconnecté trouve sur internet un prix plus intéressant qu’en boutique brick & mortar. Se servir de son smartphone dans une boutique pour comparer les prix se banalise.

Quelle est l’ampleur du showrooming ?

Avec un taux d’équipement en smartphone qui va atteindre les 50% en France, la croissance du e-commerce est surtout tirée par les mobiles. Ainsi, la croissance des achats sur mobiles devrait croître de 85 % en Europe cette année, contre +11% pour les achats sur ordinateur, selon une étude RetailMeNot d’avril 2014.

Le showrooming progresse, selon le baromètre Mappy/BVA 2014, mais moins que tous les autres modes de recherche d’information. Ainsi, le full digital (recherche d’information et achat sur internet) augmente de 88%, le ROPO (Research Online Purchase Offline) de 78% et le full store (recherche d’information et achat en commerce de proximité) de 63%, alors que le showrooming croît de 41%. De plus, il est le moins utilisé des quatre : full digital à 97%, le ROPO à 91%, le full store à 69% et le showrooming à 44% des personnes interrogées.

Comment transformer une menace en opportunité ?

L’enseigne de parfumerie Sephora, consciente des enjeux du m-commerce, offre dans ses magasins le wi-fi gratuit, le paiement sans contact, le scan des produits, une appli mobile affichant l’historique des achats, … afin d’inciter sa clientèle à utiliser son smartphone. L’enseigne mise ainsi sur la qualité de l’expérience shopping pour accroître ses ventes. En 2013, cette nouvelle politique commerciale leur a offert une croissance de 150% des ventes sur mobile.

Dans les colonnes du magazine LSA de février 2014, Régis Schultz, le président de Darty, estimait que : « Le showrooming ne nous fait pas peur. 90% de nos clients vont se renseigner sur internet. Achètent-ils pour autant ? Non. Nous avons des taux de transformation en magasin bien plus importants que les sites internet. Finalement, on se demande si le showrooming n’est pas en sens inverse : les gens se renseignent sur le net pour acheter en magasin. » Le webrooming serait donc plus fort que le showrooming.
Alors, le showrooming ne devrait pas effrayer les commerçants, mais les pousser à agir. Ce n’est pas une fatalité ! Il doit les inciter à réagir face aux évolutions des modes de consommation afin de s’adapter et proposer d’autres usages propres à enrichir l’expérience clients.

photo © Jason Howie

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