Gouvernance & Financement

Les lauréats de l’AMI « centre-bourg »

L’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) pour la revitalisation des centres-bourgs a désigné fin novembre 2014 54 projets émanent de communes et d’intercommunalités qui vont bénéficier de 40 millions d’euros d’aides de l’État par an.

L’AMI, une démarche expérimentale

Les ministères du Logement et de l’Égalité des territoires, de la Décentralisation et de la Fonction Publique et des Outre-Mer ont lancé fin juin 2014 un AMI dans le but d’accompagner la revitalisation des centres-bourgs dans le cadre d’un dispositif expérimental. Ce dernier est piloté par le Commissariat Général à l’Égalité des Territoires (CGET), en lien avec l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) et différents services des ministères sus-nommés.

Quelque 300 villes de moins de 10 000 habitants marquées par le déclin démographique et la périurbanisation ont été identifiées et ciblées par les services déconcentrés de l’État. Parmi ces communes, une cinquantaine de dossiers présentés conjointement par les mairies et les intercommunalités dont elles dépendent a été retenue pour être accompagnée par l’État. Pour ce faire, le Gouvernement a prévu de mobiliser 40 millions d’euros par an (240 sur 6 ans), via le Fonds National d’Aménagement Du Territoire (FNADT), les aides à la pierre et l’ANAH, en complément d’autres financements.

Pour dynamiser des territoires en difficulté

Afin de revitaliser certaines zones rurales et périurbaines de métropole et d’outre-mer, l’appel à manifestation d’intérêt pour la revitalisation des centres-bourgs vise à renforcer le rôle des petites villes dans leur fonction de centralité sur un bassin de vie.

Les objectifs des projets retenus dans le cadre de l’AMI cherchent, sur 6 années, à :

  • limiter l’étalement urbain,
  • redynamiser l’offre de commerces,
  • créer des équipements et des services adaptés aux besoins des habitants,
  • relancer les activités, ou encore
  • rénover ou réaliser des logements.

Les lauréats de l’AMI « centres-bourgs »

Les projets retenus par l’État sont, par région, :

  • Alsace : Schirmeck (67 Bas-Rhin)
  • Aquitaine : La Réole (33 Gironde), Nay (64 Pyrénées-Atlantiques), Villeneuve-de-Marsan (40 Landes)
  • Auvergne : Saint-Flour (15 Cantal), Saint-Eloy-les-Mines (63 Puy-de-Dôme)
  • Basse-Normandie : Orbec (14 Calvados), Périers (50 Manche)
  • Bourgogne : Montbard (21 Côte-d’Or), Tournus (71 Saône-et-Loire), Avallon (89 Yonne)
  • Bretagne : Guingamp (22 Côtes-d’Armor), Louvigné-du-Désert (35 Ille-et-Vilaine)
  • Centre : Buzançais (36 Indre), Châteaumeillant (18 Cher)
  • Champagne-Ardenne : Joinville (52 Haute-Marne), Langres (52 Haute-Marne)
  • Corse : Vico (2a Haute-Corse)
  • Franche-Comté : Giromagny (90 Territoire de Belfort), Salins-les-Bains (39 Jura)
  • Guadeloupe : Grand-Bourg
  • Guyane : Maripasoula
  • Haute-Normandie : Pont-Audemer (27 Eure)
  • Ile-de-France : Lizy-sur-Ourcq (77 Seine-et-Marne)
  • Ile de la Réunion : Cilaos
  • Languedoc-Roussillon : Bram (11 Aude), Lodève (34 Hérault), Marvejols (48 Lozère), Pont-Saint-Esprit (30 Gard)
  • Limousin : Saint-Yrieix-la-Perche (87 Haute-Vienne), Ussel (19 Corrèze)
  • Lorraine : Commercy (55 Meuse), Sierck-les-Bains (57 Moselle)
  • Martinique : Saint-Pierre
  • Mayotte : Bandraboua
  • Midi-Pyrénées : Decazeville (12 Aveyron), Lauzerte (82 Tarn-et-Garonne), Lavelanet (09 Ariège)
  • Nord-Pas-de-Calais : Arleux (59 Nord), Desvres (62 Pas-de-Calais)
  • Provence-Alpes-Côtes d’Azur : Castellane (04 Alpes-de-Haute-Provence), Guillestre (05 Hautes-Alpes)
  • Pays de la Loire : Doué-la-Fontaine (49 Maine-et-Loire), Pouancé (49 Maine-et-Loire)
  • Picardie : Bohain-en-Vermandois (02 Aisne), Guise (02 Aisne), Ham (80 Somme)
  • Poitou-Charentes : Barbezieux-Saint-Hilaire (16 Charente), Montmorillon (86 Vienne), Saint-Maixent-l’École (79 Deux-Sèvres)
  • Rhône-Alpes : Largentière (07 Ardèche), Saint-Bonnet-le-Château (42 Loire), Saint-Marcellin (38 Isère), Thizy-les-Bourgs (69 Rhône)

Le dossier retenu de St-Maixent-l’École

La commune de St-Maixent-l’École (Deux-Sèvres) et la Communauté de Communes Haut Val de Sèvre ont déposé un dossier dans le cadre de l’AMI qui a été retenu en raison des qualités de son diagnostic territorial, de sa stratégie de développement et de son plan d’actions.

Le projet de revitalisation de la ville de St-Maixent-l’École s’appuie sur les axes suivants :

  • « Le développement économique avec la restructuration des cases commerciales vacantes et le maintien en hypercentre des commerces de proximité,
  • L’amélioration de l’habitat avec la relance d’une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH),
  • L’amélioration des fonctionnalités urbaines, par la création de micro-poches de stationnement en centre-ville,
  • l’aménagement d’espaces verts, le développement des circulations douces,
  • L’accompagnement des difficultés sociales de la population par la création d’une Maison des services au public et le développement des services aux personnes âgées,
  • La préservation de l’environnement et du patrimoine au travers de la mise en valeur de la vallée de la Sèvre et du réaménagement, déjà engagé, du site de l’abbaye, qui constitueront les facteurs d’attractivité touristique. »

Le projet lauréat de Largentière

La commune de Largentière (Ardèche) bénéficie également du soutien de l’État suite à cet AMI. Son dossier présente la situation particulière de ce bourg-centre dont la fonction centralisatrice tend à s’effriter, suite à de profondes mutations économiques et au fort déclin démographique. Largentière polarise, en outre, un bassin de vie en pleine croissance, qui appelle au crucial maintien des commerces et services dans la ville pour répondre aux besoins de la population.

L’objectif de son projet est donc de renforcer le rôle de centralité de Largentière à travers une politique globale de revitalisation, en rénovant son espace urbain et en revalorisant son image, à travers 4 grandes orientations :

  • Stimuler l’économie locale,
  • Accroître l’attractivité du centre ancien,
  • Réduire les fragilités et inégalités sociales,
  • Préserver la qualité environnementale et paysagère.

Pour la concrétisation de ces projets lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt pour la revitalisation des centres-bourgs, des conventions d’ingénierie seront signées avec les services de l’État avant la fin 2014, puis d’autres conventions préciseront le contenu des actions qui seront mises en œuvre début 2015.

photo © Sylaf

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